Monday, 20 March 2017

Sur le scandale pédophile d'Australie


Commentaires sur
Le Blog du Prof Solitaire : Église pédophile d'Australie
http://profsolitaire.blogspot.fr/2017/03/eglise-pedophile-daustralie.html


Ce message,
dans le texte:
Une enquête australienne a rendu publics des chiffres tout simplement écoeurants à propos des crimes commis par des prêtres catholiques pédophiles dans ce pays.

Extraits de la nouvelle:

[Les extraits]
An inquiry examining institutional sex abuse in Australia has heard 7% of the nation's Catholic priests allegedly abused children between 1950 and 2010.

In one religious order, over 40% of church figures were accused of abuse.

Over 4,440 people claim to have been victims between 1980 and 2015, the Royal Commission into Institutional Responses to Child Sex Abuse was told.

(...) One victim said he was sexually abused by his Catholic Christian Brother teacher in his classroom, with other students ordered to look away.

In another case, the inquiry heard allegations that a priest threatened a girl with a knife and made children kneel between his legs.

(...) Gail Furness, the lead lawyer assisting the commission in Sydney, said more than 1,000 Catholic institutions across Australia were identified in claims of sexual abuse, with a total of 1,880 alleged perpetrators between 1980 and 2015.

The average age of the victims was 10.5 for girls and 11.5 for boys. On average, it took 33 years for each instance of abuse to be reported.

The victims' stories were "depressingly similar", Ms Furness said.

"Children were ignored or worse, punished. Allegations were not investigated. Priests and religious [figures] were moved. The parishes or communities to which they were moved knew nothing of their past."

Anthony and Chrissie Foster, the parents of two girls who were abused by their parish priest, said the Catholic Church had shown "no mercy, no remorse. Nothing."

"For so long this has been the way they acted to hide perpetrators, to move them on, with no regard for children whatsoever, that other children have become victims, and suffered this terrible fate," they told ABC news.

Abuse survivor Andrew Collins told the BBC it had been "drummed into his head" by the four men who abused him between the ages of seven and 14 - two teachers, a priest and a Catholic Brother - that he was the one who had "done wrong".

"I did try to tell my mum once and she said it was absolute rubbish and a man of God would never do such a thing," he said.

The royal commission also detailed the number of abuse claims against 10 religious orders, with data showing that four orders had allegations of abuse against more than 20% of their members.

(...) Francis Sullivan, chief executive of the Truth Justice and Healing Council, which is co-ordinating the Catholic Church's response to the inquiry, said the data reflected "a massive failure'' by the church to protect children.

(...) Abuse survivor Mr Collins suggested Australian state laws that allow organisations to be declared criminal should be applied to the Catholic Church over the rape and abuse of children within orders.

Le message continue
dans ses propres mots
Tout simplement dégueulasse...

Je ne comprendrai jamais pourquoi cette putain de religion ne s'écroule pas complètement après de tels scandales...

"À lire également:"
[je passe, sauf ceci: Et maintenant, un peu de morale catholique... ]

Nos commentaires
entre 7 mars 2017 à 09:41:00 UTC−5 et 13 mars 2017 à 05:11:00 UTC−4, un épilogue 20 mars 2017 à 08:07:00 UTC−4.

Hans Georg Lundahl a dit…
Comment serait-ce, si vous n'êtes pas fanatiquement anticatho, bsr, de différencier entre crime avéré et allégation?

Ou l'anglo-hate, serait-ce un facteur qui baisserait aussi votre niveau linguistique en anglais?

La nouvelle parle d'allégations et d'accusations, vous parlez des "crimes commis".

Prof Solitaire a dit…
Compte tenu de tout ce que l'on sait à propos de ces scandales qui ont éclaté dans pays après pays depuis des années, tu considères donc que la majorité de ces allégations sont infondées?

Pourtant, tout semble indiquer que dans la très vaste majorité des cas, les plaintes de ce genre sont fondées.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes:

3,400 sexual abuse cases
That’s how many credible cases of abuse had been referred to the Vatican from 2004 to 2014, according to the Vatican’s U.N. ambassador in Geneva, Archbishop Silvano Tomasi.

2,572 priests sentenced to a lifetime of penance
Another 848 over the last decade had been defrocked, according to Tomasi. The others were sentenced to penance and other mild religious sentences.

Pope Benedict XVI defrocked 384 priests in 2 years

Source:
http://www.vocativ.com/235015/by-the-numbers-the-catholic-churchs-sex-abuse-scandals/

Tout semble indiquer que la réalité est encore pire que ce que l'on croit.

Source:
https://www.theguardian.com/australia-news/2017/feb/06/victims-say-catholic-church-data-on-child-abuse-underestimates-scale-of-offending

Est-il possible que certaines de ces allégations soient infondées? Bien sûr. Les prêtres accusés de ces crimes ont-ils droit à la présomption d'innocence et à un procès juste et équitable? Évidemment.

Mais tout semble indiquer que les fausses accusations de ce type d'abus sont un phénomène très marginal.

Prof Solitaire a dit…
Laisse-moi deviner, Hans, tout ceci est un vaste complot planétaire des francs-maçons, c'est ça?

Hans Georg Lundahl a dit…
C'est déjà une belle nouvelle que des prêtres indignes soient défroqués!

"3,400 sexual abuse cases - That’s how many credible cases of abuse had been referred to the Vatican from 2004 to 2014, according to the Vatican’s U.N. ambassador in Geneva, Archbishop Silvano Tomasi."

Il pourrait être biaisé - vue l'histoire des autoflagellations du clergé soi-disant Catholique depuis Vatican II.

Mais 3 400 c'est sur l'échelle de tout le monde.

"2,572 priests sentenced to a lifetime of penance Another 848 over the last decade had been defrocked, according to Tomasi. The others were sentenced to penance and other mild religious sentences. Pope Benedict XVI defrocked 384 priests in 2 years"

Les 848 et les 384 (ou les 848 dont les 348?) c'est du sérieux. C'est aussi sur l'échelle de tout le monde.

Les autres ... ça se pourrait qu'il s'agisse d'attouchements ou des choses pas tout à fait anodins, mais pas si mal comme de sodomiser un garçon.

Encore, 1,880 perpétreurs (dans un seul pays) semble beaucoup par rapport à ce qui a été condamné dans le passé.

Et Australie est un pays où un complot pourrait viser des prêtres catholiques, ainsi que le pourrait une hystérie populaire sans complot aussi.

fylouz a dit…
Et puis peut-être qu'ils les ont simplement séduits. Hein ? Hans.

Hans Georg Lundahl a dit…
Même avec une simple séduction, s'il s'agit d'un garçon, le prêtre doit être défroqué.

Il y a une raison pourquoi "le défroqué" était une figure de honte, et pourquoi la presse catholique de l'époque avec les caricatures de l'Abbé Combes voulait insinuer que ce laïcard d'Émile Combes équivalait à un défroqué.

Jusqu'à Vatican II, cette discipline était en vigueur, ou peut être jusqu'à un peu avant.

fylouz a dit…
"Même avec une simple séduction, s'il s'agit d'un garçon, le prêtre doit être défroqué."

Donc, s'il s'agit d'une fille, c'est correct ?

Hans Georg Lundahl a dit…
Si c'est une fille, ce n'est pas correct, vu que le prêtre célibataire consacré ne peut pas l'épouser, mais si c'est une fille pubère, c'est beaucoup plus compréhensible, surtout dans la société moderne qui les prive systématiquement des possibilités de se marier jeunes.

Là, une pénitence à terme de vie me paraît même un peu sévère.

Si c'est un garçon, pubère ou non, il doit être défroqué.

Hans Georg Lundahl a dit...
"Mais tout semble indiquer que les fausses accusations de ce type d'abus sont un phénomène très marginal."

Tout? Pas tout à fait.

Ça fait quelque temps que j'avais lu un article - il concernait les États-Unis et non l'Australie - selon lequel sur des allégations comptés environ 2 ou 3 pourcent finissaient en prison après le procés.

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