Accusation contre Michel I · Accusation contre le conclavisme en soi · · Continuons ma défense du Conclavisme envers Maître Adrien Abauzit
Adrien Abauzit | Réfutation de l'hérésie conclaviste
Editions L'Estocade | 28 janv. 2026
https://www.youtube.com/watch?v=nti8IY_Abdc
15:14 "Depuis la mort de St. Pierre il est élu par le clergé de Rome."
Dans le premier millénaire, les évêques, y compris de Rome, étaient élus par acclamation populaire. Pas par un vote dedans le seul clergé. C'est après le Synode de Sutri que les abus (par politique de factions nobiliaires) ont provoqué un changement.
C'est important si quelqu'un voudrait prétendre l'élection de Pape Michel I invalide par le fait que les électeurs étaient laïcs, tous, pas un seul était clerc. Le pape est ordiné et sacré évêque 21 ans après son élection, Notre Dame de Carmel 1990 respectivement Samedi et suivant Dimanche Gaudete en 2011. Certains disent, ce serait de jure divino que les électeurs doivent être clergé, non, autrement on invalide toutes les élections du premier millénaire, système encore gardé (et sous des abus politiques) par les Orthodoxes.
15:30 "Les cardinaux représentent le clergé de Rome"
Un peu avant :
"parfois avec l'approbation du peuple"
Le premier millénaire, la participation populaire n'était pas optionnelle. Elle était constitutive. La restriction aux cardinaux est une restriction au clergé, dans le sens que c'est une restriction aux évêques (suffragans), curés, diacres existants depuis longtemps.
Le système avant les cardinaux n'était donc pas "tout le clergé" mais surtout tout le peuple de Rome. Si une élection populaire n'est pas juste contre jus ecclesiasticum humanum, mais contre jus divinum, alors les élections valides n'existes qu'à partir des séquelles du Synode de Sutri.
La Chrétienté est en soi un bien, mais, en certains aspects, plus bonne pour la nation que pour l'église. L'élection populaire (avec préparation par le clergé, normalement) avait entre 900 et 1000 et quelque été corrompu sévèrement par les dirigeants séculiers, qui, voyant que le souverain était le pape, avaient presque le même intérêt d'être la faction qui l'élit que les quasi-dynasties des Démocrates et des Républicains l'ont d'être le parti qui élit le Président. Alors seulement, la restriction au clergé.
15:40 "Jamais eu un pape élu sans la participation du clergé de Rome."
Sauf le premier et Pape Michel I.
Il y a par contre des épisodes que la participation du clergé est très réduite, pour le premier millénaire il s'agit du pouvoir de convocation. Mais si St. Pierre a lui-même nommé St. Lin, alors la convocation par clergé n'est pas essentielle, parce que non présente dans le cas de St. Lin. Par contre, St. Lin était clerc de Rome.
Il y a aussi des temps que le clergé n'est pas à Rome, par exemple ceux élisant Michel II à Vienne ou ceux élisant des papes valides à Avignon.
16:40 Excellent, évêques de Rome.
Pas forcément à Rome. Palmar de Troya, exclu, en disant que le siège aurait été transféré en banlieu de Séville. Dire qu'un évêque de Rome est élu à Kansas City ou à Avignon, non, pas exclu.
16:56 Pas par le clergé de Stockholm ... celui de Stockholm seul, très à propos.
St. Robert Bellarmin avait envisagé, dans le cas d'une tuerie de tout le clergé de Rome, le pouvoir d'élection peut incomber à un pouvoir subalterne (comme le pouvoir étatique d'un chef d'état à un général, par exemple, notons Franco).
J'aurais presque écrit "dévoluer" ce qui aurait été un anglicisme. Wiktionary traduit par "incomber" :
When a captain is killed or wounded, the command of a ship should devolve upon the first lieutenant.
Quand le capitaine est tué ou blessé, le commandement du vaisseau devrait incomber au lieutenant.
Le pouvoir subalterne qu'il mentionne explicitement, c'est un concile imparfait (ce qu'il envisage est une sédévacance par mort physique, pas par la pseudo-élection d'un hérétique ou apostat, et que les cardinaux aussi sont morts ou empêchés de s'assembler).
17:13 "une personne pas élu par le clergé de Rome ne peut pas être évêque de Rome"
On est d'accord sur la conséquence si c'était vrai, mais je dis qu'on a ici un non sequitur.
Le principe prouverait trop de choses, notamment fausses, comme quoi Sts. Pierre et Lin n'auraient pas été papes, faute d'élection, ou comme quoi celui nommé à un concile n'aurait pas été pape - Martin V, si je me rappelle bien son histoire. Il tendrait aussi à prouver que les élections du premier millénaires étaient invalides, parce que les électeurs étaient des laïcs. À moins de prétendre que les clercs élisaient par le fait de convoquer les élections, et que l'élection des laïcs était une pure délégation.
Parlant de délégation ... selon l'idée que le Cardinal Siri ait été élu pape, et ait été conscient que Jean XXIII ou Paul VI était un antipape et qu'il ne pouvait pas agir, pouvez-vous exclure qu'il ait justement, in petto, délégué le pouvoir au premiers, même laïcs, de trouver la bonne solution ?
17:30 "pas très équilibrés"
Charge qu'on a faite contre Michel I. J'ai essayé de savoir s'il avait même été pris en charge de manière que l'idée repose sur une diagnose ... apparemment, non.
Charge faite aussi contre St. Paul par Festus.
Notons, comme il était le premier de le faire, il a été le dernier de le rester, et le seul d'avoir un successeur.
Le Palmarisme n'est pas un conclavisme, faut pas confondre.
David Bawden avait pris la précaution de vérifier si "Gregorio XVII" était pape, et conclu, à partir d'une définition canonique, qu'il doit y avoir une forme de groupe d'électeurs sur terre, donc, la prétendu élection par révélation privée était invalide (et la révélation donc pas de Dieu).
18:51 Argument a fortiori, mais sans s'en rendre compte de la différence des cas.
Une élection de pape d'émergence, surnommé "emergency conclave" bien qu'il n'y ait pas eu de conclave dans le sens stricte, ne repose nullement sur l'idée d'une autorité de changer les lois qui sont de jure ecclesiastico humano, ils réposent sur l'idée que dans les situations reglé par la vertu d'ἐπιείκεια les règles de loi positive peuvent être mis à côté, les règles de droit divin ne le peuvent pas.
En 1990, les règles de Vacantis Apostolicae Sedis a) était en vigueur, à moins que Siri ait été pape et les ait changées in petto, b) n'étaient pas applicables.
DONC, on applique le minimum, ce qui est de jure divino, en laissant à côté des modalités de jure humano, qui, par la nature de la situation, ne sont plus applicables.
Et avant de parler de Jésus qui dormait dans le bateau, Il était avec ses disciples en état éveillé chaque jour aussi, on ne peut pas comparer des années et des années à Jésus dormant dans le bateau, quand il s'agit notamment de l'indéfectibilité de l'église.
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